Changer de point de vue

Changer de point de vue
Vous êtes chez vous, avec votre vie autour de vous.
Le chat est assis sur le rebord de la fenêtre, sur la table traînent quelques factures, le son du téléviseur meuble le silence de l'appartement, heureusement l'avis bancaire posé sur le bureau montre un solde positif sur votre compte, voilà que M.Dupont de Lyon vient de gagner 500'000 euros, par la fenêtre vous voyez l'arrière de votre voiture, les fleurs que vous avez achetées hier baissent déjà la tête.

Votre vie est là. Vous vivez dans cette structure, dans ce bâtiment qui, à son tour fait partie d'une nouvelle structure, la rue.
La rue, le quartier, la ville, la région, le pays... que de structures, cela vous protège.
Dans votre tête aussi, vous êtes bien structuré, dogmes, croyances, règles sociales, éthique... que de structures, cela vous protège.
Votre vie est là.



Toi mon lecteur, toi ma lectrice, viens avec alix, changeons de point de vue!
Es-tu prêt?
Es-tu prêt à te projeter aussi vite, aussi loin? OUI?



*

Nous voici sur le toit du monde.

Tu regarde autour de toi. Sur 360 degrés, c'est l'espace infini. Un vent de liberté te traverse de part en part, tu frissonnes.

Tu lèves les bras, comme pour prendre ton envol, ce geste disperse les nuages et là, partout autour de toi s'étend la prodigieuse beauté du monde, tes yeux s'agrandissent.

Ton dos, libéré de toute charge se redresse, tu grandis.

Les pores de ta peau s'ouvrent, tu échanges.

Tes yeux marqués par la vie deviennent limpides, ils se colorisent et étincellent comme le cristal.

Ton coeur se libère de toutes les chimères qui ont marqué ton passé, ils devient rouge vif, il bat plus lentement, plus amplement.

Ici, le temps est suspendu, tu te sens être. Ici, il est impossible de vieillir, il est seulement possible de grandir.

Quelle étrange sensation n'est-ce pas que de se sentir exister, d'être uniquement soi?!

Plus rien ne te protège ici, mais de quoi donc aurais-tu besoin d'être protégé?
Ici vit uniquement le vrai toi, cet être de beauté et d'amour.

Maintenant souviens-toi, mon lecteur, ma lectrice!
Tu es avec alix sur le toit du monde.
Avant de prendre un nouvel envol, prends ma main, ne la lâche pas, car toi seul sais où nous allons!



*


# Posté le samedi 01 novembre 2008 07:34

C'est pour vous...

Prenez ce magnifique bouquet de fleurs!


"Non il n'y a pas de photo."


Je vous offre les fleurs les plus belles de la création, les plus resplendissantes et les plus parfumées.

Des fleurs si belles et si précieuses, que toutes les richesses de la Terre ne suffisent pas à les acheter.


Ces fleurs, c'est à vous de les rêver, de les visualiser, plus fort chaque jour.
Si vous savez encore (ou enfin) vous projeter dans vos rêves, elles se matérialiserons.



Ces fleurs que je vous offre, ce sont celles de l'amour.



*

# Posté le vendredi 31 octobre 2008 05:21

La légende de Jean

La légende de Jean
Jean, enfant de la pauvreté, avait entendu parler d'un pays, à l'autre bout de la terre, où il n'y avait pas d'âge et où le temps était un ami.

Un jour il est parti, non sans essuyer de nombreuses moqueries, à la recherche de son rêve utopique.
Il a cheminé de nombreuses années, parfois sous la pluie, parfois dans le froid, le plus souvent face au vent.

Mais un soir, vers la fin de l'automne, il découvrit des paysages d'une beauté qui supassait tout ce qu'il avait pu voir au cours de son périple.
Il s'aperçut que les habitants étaient tous d'une beauté saisissante, qu'ils portaient le bonheur sur leur visage et qu'en effet, il n'était pas possible d'évaluer leur âge, ils étaient simplement beaux.

En ce pays joyeux, les gens servaient les autres avant de se servir eux-mêmes, ils recueillaient de la nourriture pour l'offrir, ils préparaient de grandes fêtes ouvertes à tous.

Sans jamais dépasser leurs forces, ils oeuvraient avec une grande volonté et une application remarquable.
Ils avaient une façon ouverte de se toucher, leurs gestes étaient doux et donnants.

Bouleversant étaient leurs regards.
Le regard de l'un plongeait dans le regard de l'autre, tandis que le regard de l'autre s'enfonçait à son tour au fond du regard du premier, si profondément, qu'il arrivait souvent que leurs coeurs se touchent.
Cela faisait jaillir une puissante gerbe d'étincelles qui retombaient sur le pays entier, telle une douce et bienfaisante pluie d'été.


Jean le comprenait maintenant, l'âge disparaissait alors que l'amour apparaissait.


*

Un matin où le ciel se réveillait en arborant d'étranges couleurs, un homme dont l'histoire a oublié le nom, s'assit à table sans avancer une chaise à son voisin et, il se mit à manger le premier sans attendre quiconque. Il mangea plusieurs parts sans se soucier des autres.

Dès le repas suivant, ils étaient cinq à se comporter de la sorte, sans égard et, le soir, tout le monde se bousculait et se ruait sur la nourriture.

Depuis ce jour, chacun courrait de gauche et de droite, cherchant à amasser un maximum de biens avant qu'ils ne soient accaparés par les autres.
La compétition était omniprésente, l'intolérance régnait, les actes de chacun étaient surveillés, jugés et punis.
La laideur s'installa sur ces visages et dans ces corps qui étaient pourtant si beaux auparavant.
L'âge fit son apparition et le temps devint un ennemi.

Jean se dit qu'il n'avait plus rien à faire en ce pays.

Empli d'une profonde tristesse, il repris son voyage mais, alors qu'il allait atteindre la chaîne montagneuse qui était la frontière naturelle de ce pays, son chemin croisa celui d'une femme au visage doux et harmonieux.
Il lui sourit spontanément, elle lui rendit son sourire.
A cet instant, il s'aperçut que cette femme était d'une grande beauté, qu'elle n'avait pas d'âge et qu'elle lui tendait la main tendrement, paume contre le haut.
Il sentait que le regard de la femme descendait au fond du sien et, à son grand étonnement, il sentait que son regard à lui, s'enfonçait profondément dans celui de l'inconnue.

La légende dit que leurs coeurs se sont touchés et qu'une puissante gerbe d'étincelles, d'une incroyable intensité lumineuse, a jailli.

La légende dit que ces étincelles ont été projetées sur la Terre entière et qu'à présent, dans tous les pays du monde, nous pouvons rencontrer de ces êtres capables de faire apparaître l'amour, disparaître l'âge et embellir les regards.


Ainsi dit la légende de Jean:

Là où vit l'amour, l'âge n'existe pas.




*

# Posté le mardi 28 octobre 2008 12:35

Sentiments simulatnés et antinomiques

Sentiments simulatnés et antinomiques
Nous nous souvenons de certains instants pour toujours.
Ce dont nous nous souvenons, ce n'est pas tant les faits concrets, le lieu ou l'heure, mais ce sont les puissantes émotions que nous avons ressenties qui ne nous quitterons jamais.

Par exemple, personne ne se souvient de la date à laquelle il a fait l'amour pour la première fois, mais chacun se souviens parfaitement comment c'était.

Où encore, personne ne se souvient de la couleur de la chemise du prof qui lui a annoncé la réussite d'un examen important, mais chacun se souvient de l'immense joie qu'il a ressentie.


Il y a des instants que nous retenons encore plus intensément, parce qu'ils s'impriment dans notre chair comme une brûlure.
Ces instants sont ceux qui, non seulement chargés d'émotions, contiennent des sentiments totalement contradictoires. Vous ressentez , au même instant, autant de douleur que de bonheur.

De peur de devenir trop compliqué dans mes explications, je préfère vous offrir un exemple personnel.
Je suis certain que, de votre côté, vous vous souviendrez d'instants semblables et me comprendrez du fond du coeur.


Je devais avoir 5 ou 6 ans, impossible de me souvenir, ni de la date, ni de la saison, ni même de l'heure, même si, par déduction je suppose que cela se passait en fin d'après-midi ou en début de soirée:

J'étais puni par mon père.
Ne me demandez pas pourquoi, de cela non plus je ne me souviens pas.
Après m'avoir battu, il m'a obligé à rester à genoux sur le paillasson de l'entrée une heure durant. Lui me surveillait, la ceinture à la main, depuis sa chaise à la cuisine où il continuait de boire son verre de vin.

Le paillasson était dur et les mailles tissées me rentraient dans la peau. Je n'osais ni bouger, ni m'assoir sur mes talons, ni prendre appui sur mes mains. A genoux et droit, telle était ma punition.
Je ne vais pas vous décrire cette punition plus longtemps, si vous voulez vous rendre compte de l'effet, c'est très simple, faites l'essai maintenant et écrivez-moi un com' pour me dire combien de temps vous avez tenu!
Si vous m'écrivez que vous êtes restés ainsi une heure, c'est simple, je ne vous croirai pas.

Imaginez donc, outres les douleurs physiques violentes, les sentiments d'abandon, de détresse, d'impuissance, d'humiliation, de haine qui pouvaient m'envahir.
Imaginez l'envie de mort ou de non être que je pouvais ressentir! Vous y êtes?!

Le vieux bâtiment que nous habitions était très mal insonorisé et je me souviendrai jusqu'à mon dernier souffle de ces notes de piano qui, j'en suis convaincu, étaient jouées pour moi et qui montaient depuis l'étage inférieur.

Dans un tel lieu, rempli de la sueur des immigrants, maçons, métalos, eux-mêmes remplit d'ignorance et de misère, comment pouvait-il exister un piano?
Comment pouvait-il exister quelqu'un qui sache en jouer?
Et pourtant, je n'ai jamais entendu de plus belles notes de musique. Deux mains jouaient sur ce piano, pour moi, "Ballade pour Adeline".
A ce moment là, je ne connaissais bien sûr pas le titre de la mélodie, mais quelle importance?

Il m'est impossible d'écrire ce texte sans pleurer, tant j'avais mal et tant ces notes de piano étaient belles.
En ce moment, j'ai aussi mal qu'à l'époque, en ce moment, je vis autant qu'à lèpoque la beauté infinie de cette musique.



Ce type de moments, à la fois beaux et terrifiants peuvent surgir à tout moment dans notre vie, indépendamment de notre intelligence, de notre position sociale ou de notre âge.

Nous les évitons, car ils peuvent aller jusqu'à nous détruire mais, seuls ces instants peuvent nous donner une conscience de la réele dimension de la vie.

J'ai vécu, il y a quelques jours un pareil instant, aujourd'hui, je vis son prolongement.
L'amour et la souffrance ou la souffrance et l'amour. Dans quel ordre dois-je positionner les mots?
Dans quel ordre dois-je accomplir mes actes?


Sentiments simultanés et antinomiques"
C'est très exactement cela!


IMPOSSIBLE D'OUBLIER !

# Posté le dimanche 26 octobre 2008 08:33

La plus belle façon de le dire

La plus belle façon de le dire



La paume de ta main est douce, elle est étrangement simple, mobile et souple. Les lignes y sont clairement marquées sans êtres profondes. Ta main est tendre et libre, chaude et pourtant lisse et exempte de sudation.

Je t'écoute. Tes mots expriment ce que ta main me dit aussi.

Le timbre de ta voix, affirmé et mélodieux, coule en moi.

Mon regard s'enquiert de la source de cette voix qui pénètre mon être.
Cette mélodie glisse entre tes lèvres mobiles.
Tes lèvres rayonnent et parlent de ta façon d'aimer la vie, de la goûter.
J'ai envie d'y promener mon index pour en décrire le pourtour mais, de peur d'en modifier l'expression, je retiens mon geste.
Tes lèvres me parlent autant de tes forces que de tes faiblesses. Ta profonde sensibilité est perceptible à la prononciation de chaque syllabe.

Ces qualités se retrouvent davantage encore dans la mobilité de ton regard. Un regard intense, fondamentalement vivant et ouvert, d'une profondeur tendre qui ne permet pas de masquer le vécu de ton coeur.

Par tes yeux, par ta bouche, par la paume de ta main, par le timbre de ta voix, par tes mots, c'est toujours ton coeur qui s'exprime et, tous les moyens qu'il utilise sont EN PHASE.
Tes sentiments se dessinent à l'image d'une symphonie où, chaque instrument joue sa partition pour former un ensemble vrai et homogène.
Ton coeur est le compositeur, c'est un génie qui exprime, la vie, les peines et l'amour, avec une limpidité et une beauté qui me bouleverse.
Ta musique pénètre en moi et m'envahit. Elle se concentre en moi, en une boule d'énergie intense, située à mi-distance entre le bas du sternum et le nombril. De là, cette énergie rayonne en moi pour atteindre chaque atome qui constitue mon corps.

Mes sentiments pour toi se multiplient à une vitesse fulgurante et pourtant, je demeure impassible, il n'est pas question que j'interrompe un pareil instant!

Je suis fondamentalement acquis à l'idée d'écrire une suite à cette symphonie avec toi, pas aujourd'hui, pas demain, mais longtemps et jusqu'au dernier mouvement.

Mon esprit s'agite sous l'effet de mille impulsions électriques.
Raisonablement, cette idée de composer cette suite avec toi est totalement saugrenue et irréaliste, c'est évident.

Alors?
Faut-il que j'exprime ce que je ressens?
Faut-il que j'exprime ce que je pense?
Ces deux éléments, sentiments et pensées, étant diamétralement opposés.

Faut-il se taire?
Faut-il les exprimer?

AIDEZ-MOI à répondre!
Les grandes théories que je développe souvent ne me sont ici d'aucune utilité.

Je suis infiniment heureux de découvrir cette beauté qui réjouit tous mes sens, mais, devant une telle merveille, je dois peser chacun de mes actes.
Je ne veux pas formaliser en parole concrètes ce que je ressens.
Je ne veux pas lacher certains mots qui, un peu plus tard, pourraient faire tellement de mal et susciter tant de douleurs, tant de frustrations, d'aigreurs et tant de raisons d'enlaidir les mouvements suivants de ta symphonie.

Lorsque j'exprimerai, verbalement et sans equivoque mes sentiments, c'est que mon propre chemin me permettra d'accompagner le tien sans jamais le compromettre ou l'enlaidir.

Savoir que tu ES!
Savoir que tu vis!
Cela me rend heureux.

Je ne veux pas détruire, je ne veux pas outrepasser les règles du destin, car c'est à lui qu'appartient le choix final, c'est lui le chef d'orchestre, c'est lui qui détient la vision globale et qui sait où les chemins de chacun conduisent.
Mais qu'il me délègue ce choix, et alors, je parlerai.


J'ai très envie de finir ce texte comme je l'ai commencé:


La paume de ta main est douce,
elle est étrangement simple,
elle est très étrangement, la contrepièce de mes lèvres.





*

# Posté le jeudi 23 octobre 2008 13:39

Modifié le dimanche 26 octobre 2008 07:55