N'est-ce pas cela le bonheur?

N'est-ce pas cela le bonheur?
Ce soir je suis nu, vraiment nu.
Une fois encore, je me retrouve suspendu à un fil, un cordon ombilical.

Sensation extraordinaire que de naître à nouveau. Une nouvelle naissance, une naissance mais consciente cette fois.
Une naissance à la suite d'une mort ou une mort à la suite d'une naissance, deux s½urs indissociables.

Si ma route devait s'arrêter à cet instant, le résultat de l'exercice serait largement positif et ma mort serait une fête. Mais tel n'est pas le cas! Je remets tout en jeu, tout.

Toute à l'heure, je vais me coucher, sans rien.
Autour, que le vide.
Seule ma "Samsonite" est posée sur le sol à deux mètres de mon matelas, au milieu de la pièce vide.
Même cette mallette disparaîtra bientôt, la lettre qui va la rendre inutile est déjà écrite dans ma tête, à la virgule près.

Ce soir je suis nu, vraiment nu.
N'est-ce pas cela le bonheur?



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# Posté le jeudi 17 septembre 2009 15:03

Sur ma table de nuit...

Sur ma table de nuit...
Sur ma table de nuit, il y a une photographie et trois petits galets.

Mon premier regard du matin, je le porte sur ma droite.
Alors, je reçois un sourire, celui du visage merveilleux de la photographie puis, je vois les trois cailloux, ramassés sur une plage du Nord.
Ceux-ci sont sensés me porter chance. Je ne suis pas superstitieux et je sais que les objets ne portent ni chance ni poisse, toutefois, ces petits galets symbolisent la chance, ils me rappellent simplement que la chance existe, que je dois aller la chercher.

Je sais que, tant que je m'endormirai auprès de ce sourire et de ces trois galets, je ne manquerai jamais de rien.
A mon tour je souris, je sens la force qui afflue dans mon corps et, je me lève avec la certitude que ma journée sera riche de tendresse.

Et vous savez quoi ?
Ce sourire, celui du visage sur la photographie, de toute la journée, jamais il ne me quitte, JAMAIS.

# Posté le dimanche 13 septembre 2009 14:28

Modifié le dimanche 13 septembre 2009 15:50

Poème écrit sous les étoiles

Poème écrit sous les étoiles
*


Je t'aime comme personne

Personne n'y peut rien

Ni l'hiver ni l'automne

Je te veux tant de bien

Mon c½ur de ton nom résonne

Personne n'y peut rien

Ni l'hiver ni l'automne



*

# Posté le vendredi 11 septembre 2009 07:48

Un petit animal de compagnie

Un petit animal de compagnie
Une table et quatre vieilles chaises de paille, tel est le mobilier qui garni encore mon salon dénudé.
Hier soir, alors que je me coupais un morceau de fromage, une tache sur le dossier de la chaise à ma droite a attiré mon attention.
La chaise a émis un léger craquement de fatigue lorsque je l'ai tirée à moi.
Ce que j'ai pris au premier abord pour une tache est en fait un petit trou. Alors que je me penchais pour voir cela de près, Monsieur le ver du bois est sorti de sa cavité pour me gratifier d'un clin d'½il.

Ce salut à induit un sourire au coin de mes lèvres. Moi qui me croyais seul !
"Que fais-tu là ver du bois?
- Comme toi, j'attends de partir, de quitter ce lieu que visiblement tout le monde a déjà déserté. Mais comme la vieille chaise a choisi de rester avec toi et qu'elle est mon amie, j'ai moi aussi décidé de continuer de cohabiter avec toi."

Ayant remarqué l'inquiétude qui perçait dans la voix du ver, je l'ai rassuré et lui ai confirmé que je lui garantissais l'hospitalité.
Il m'a remercié et, alors qu'il s'apprêtait à retourner dans sa loge, je l'ai encore interpellé:
"Dis-moi perce-bois! Comment sais-tu que j'envisage de quitter ce lieu?
- La vieille chaise est dans ton bureau depuis de long mois et lorsque tu t'installes à l'ordinateur je cesse mon activité pour ne rien perdre de tes conversations, quelles soient vocales ou manuscrites.
- Vilain petit espion!
- Oh non! Je ne t'espionne pas, je satisfait simplement ma curiosité naturelle et je dois avouer que je prends beaucoup de plaisir à lire, semaine après semaine, tes conversations sur MSN. Quel roman!!
- Et alors? Jusqu'où es-tu prêt à me suivre?
- Et bien... Tant que l'amour t'habite ainsi que je l'ai lu et tant que tu auras besoin d'une vieille chaise de bois, je veux bien te suivre, t'écouter et, même lorsque tu ne seras plus depuis longtemps, il y aura toujours un habitant dans une vieille chaise pour raconter ton histoire aux quatre vents."

# Posté le mercredi 09 septembre 2009 06:35

Pas de photo pour un million d'images

...étrange sensation, étrange.
La maison est vide, quelques volutes de poussières roulent dans les coins, le silence est complet et intense. Ça et là, traîne une petite lamelle de bois qui tenait d'aplomb un meuble.

Je regarde par la fenêtre, fenêtre froide, sans rideau au milieu d'un mur nu, sans la moindre décoration, pourtant dehors, très haut dans le ciel brille une étoile avec une intensité extraordinaire, mes yeux s'embuent et l'étoile semble briller davantage, mes yeux coulent et l'étoile devient énorme et étincelle de mille feux et je pleure d'énorme larmes.

Ne vous méprenez pas, il n'y a pas la moindre tristesse dans mon c½ur, mais une énorme émotion à l'idée qu'un acte de ma vie se termine.
Un acte... Combien d'actes ai-je déjà joué ?
Pas trop, ça va, je me souviens de tous. Tous je les ai achevés, sans jamais y revenir, sans jamais en reprendre une seule réplique pour en faire usage à nouveau. Ce serait trop idiot, cela prendrait la place d'une phrase entièrement neuve !
Des milliers d'images affluent...
Chaque scène de chaque acte a son sens, sa valeur. Chaque geste, chaque mimique compose la pièce et aucune ne doit être supprimée, toutes méritent une grande attention.

Avec le temps, les actes deviennent plus long, plus riches, plus vrais. L'acte à venir n'aurait aucun sens sans les précédents, car jamais je ne pourrais le remplir sans la force induite par les scènes qui ont constitué la genèse de l'acteur.
Reste à changer quelques éléments du décor, quelques détails du costume et le rideau va s'ouvrir sur ce nouvel acte que je suis prêt à jouer en y mettant tout mon talent, toutes mes tripes, exactement comme si c'était le dernier.

Vous qui me voulez du bien, priez pour que cette étoile là haut ne s'éteigne jamais, car sans elle, le spectacle entier s'achèverait dans la nuit profonde.

Quelle sensation étrange, je suis très seul, plus seul que le jour de ma naissance, si seul qu'en tendant le bras je pourrais toucher l'étoile.

Quelle sensation Merveilleuse...

# Posté le mardi 08 septembre 2009 15:46

Modifié le mercredi 09 septembre 2009 06:39