Robinson Crusoé, deuxième partie

Robinson Crusoé, deuxième partie



19 juillet 2009, comme Robinson je marque une coche à chaque lever du jour, car je n'ai plus la notion du temps.
Le temps est devenu longueur, le temps est devenu douleur. Le temps a perdu son sens, il s'écoule lentement, dans le vide.
Tous ces gens autour de moi, où courent-ils? Pourquoi ne parlent-ils pas? Pourquoi leurs yeux sont-ils éteints?
Combien de coches devrais-je encore inscrire avant de pouvoir m'échapper de cette geôle?

J'échafaude sans cesse de nouveaux stratagèmes pour m'évader, mais j'échoue toujours contre les jugements de mes semblables. Les avis des uns et la bienséance des autres me condamnent à l'immobilité.
Petit à petit, je perds l'usage de la parole tant s'exprimer devient inutile.

# Posté le dimanche 19 juillet 2009 04:17

Modifié le lundi 20 juillet 2009 01:47

Robinson Crusoé, première partie

Robinson Crusoé, première partie
17 juillet 2009, je suis prisonnier sur mon île déserte. La Caraïbe isolait Robinson, tandis que la mer qui me sépare de ma vie prend sa source dans l'esprit.

Sur mon île, les nuits sont étoilées et les journées chaudes, les fruits sont doux et le gibier nombreux, la forêt m'apporte la musique du vent et le chant des oiseaux.
Le désert du navigateur échoué était fait de l'absence de vie humaine, alors que le mien est constitué par la foule.
La solitude de Robinson était liée au manque de monde alors que la mienne est induite par le monde.
Bloqué seul sur son île par la mer, son objectif était de rejoindre le continent pour y retrouver sa vraie vie et, c'est le jugement du monde qui me bloque dans la foule sur le continent alors que mon objectif est de rejoindre la mer seul pour y retrouver mon destin.


Souffrir de la solitude ou souffrir de la multitude, la douleur reste la même et le chemin de la délivrance suit les même règles, exige les même qualités:

Puiser au fond de son c½ur pour y trouver la volonté de vivre.
Fouiller les synapses de son cerveau et activer ses connexions, pour analyser la situation et imaginer les solutions permettant de trouver l'issue au cauchemar.
Rechercher à l'intérieur de soi ce que l'on ne peut pas trouver à l'extérieur.

# Posté le vendredi 17 juillet 2009 11:08

ET BIEN MOI, JE N'EN PEUX PLUS D'ATTENDRE, JE VOUS SOUHAITE A TOUTES ET A TOUS UN EXCELLENT WEEK-END !!

ET BIEN MOI, JE N'EN PEUX PLUS D'ATTENDRE, JE VOUS SOUHAITE A TOUTES ET A TOUS UN EXCELLENT WEEK-END !!
... et puis encore une excellente semaine et puis encore un délicieux week-end...

# Posté le vendredi 03 juillet 2009 09:32

Modifié le mardi 07 juillet 2009 11:43

Attendre

Attendre
Attendre quoi ?
Attendre est la plus profonde des folies.


*


Toc toc toc...
On frappe à la porte.

« Oh Vous ?!
- Bonsoir
- Mais je... vous venez pour ?
- Je viens pour vous.
- POUR MOI ?? Mais pourquoi maintenant ? Je veux dire, j'ai prévu tant de choses importantes cette semaine et puis il y a encore tellement de gens que je dois aller voir et...
- Et hier ? ce n'était pas un jour pour faire cela ? Et l'an passé ?
- Si biensûr mais je ne pensais pas que vous viendriez si tôt.
- Vous pensiez que j'allais annoncer mon passage ?
- Non biensûr, mais j'avais promis à ... je ne peux pas... je laisse trop...
- Vous pensiez aussi me téléphoner lorsque vous auriez été prêt ?
- Mais, j'ai la retraite l'année prochaine et j'ai un tas de projets en attente...
- Je n'ai pas pour habitude de planifier mes visites et encore moins de négocier des prolongations. Allons ! Il est l'heure ! »

Avez-vous reconnu cette visiteuse ?
On l'appelle communément « la faucheuse » et nul n'échappe à son autorité.

Aussi, si vous sentez le besoin de serrer un être cher contre vous, de lui dire JE T'AIME ou de visiter les Indes avec lui, FAITES-LE !!
Remettre cela à plus tard, juste un peu plus tard, c'est prendre le risque considérable de la souffrance, pour lui ou pour vous.


Encore envie d'attendre un peu ?


*

# Posté le jeudi 02 juillet 2009 14:38

Modifié le samedi 04 juillet 2009 05:14

Citation

Citation
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« Faire l'amour est une maladie mentale qui gaspille du temps et de l'énergie »


Mais qui donc est capable de prononcer publiquement un tel déni de l'humanité ?
Cette citation est pourtant issue d'un homme, devenu chef d'état d'une grande, noble et ancienne civilisation, qui compte un nombre incalculable de grands philosophes.
Mais la soif sanguinaire de pouvoir a un effet particulièrement destructeur chez certains êtres, humains à la base.
Il s'agit de Mao Tsé Toung.


Est-ce que je vous étonne si je vous affirme préférer Herr Mozart ?
La véritable nature amoureuse des êtres n'est-elle pas plus finement décrite au travers de ses opéras ?
Jetons au feu les « mein Kampf » et autres « petit livre rouge » pour nous imprégner de « Le nozze di Figaro » et de « Cosi fan tutte ».



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# Posté le mercredi 01 juillet 2009 13:02