19 juillet 2009, comme Robinson je marque une coche à chaque lever du jour, car je n'ai plus la notion du temps.
Le temps est devenu longueur, le temps est devenu douleur. Le temps a perdu son sens, il s'écoule lentement, dans le vide.
Tous ces gens autour de moi, où courent-ils? Pourquoi ne parlent-ils pas? Pourquoi leurs yeux sont-ils éteints?
Combien de coches devrais-je encore inscrire avant de pouvoir m'échapper de cette geôle?
J'échafaude sans cesse de nouveaux stratagèmes pour m'évader, mais j'échoue toujours contre les jugements de mes semblables. Les avis des uns et la bienséance des autres me condamnent à l'immobilité.
Petit à petit, je perds l'usage de la parole tant s'exprimer devient inutile.




